Retour sur l’AG 2012 du Parti Pirate

La tentation est grande pour le sociologue de considérer l’évènement qu’il observe comme plus important qu’il ne l’est. A y repérer des discours fondateurs, des débats ou des éléments déclencheurs d’un nouvel élan . Comment éviter ce piège tout en recherchant l’ensemble des indices révélateurs de dynamiques ou des points d’achoppements cristallisant les enjeux internes d’une organisation.
Evidemment pour une formation aussi jeune que le parti pirate, dont les membres ont pour la plupart un profil assez profane dans leur rapport au politique et au militantisme, et qui accorde une telle importance aux questions de démocratie interne, une assemblée générale revêt un caractère vital, pendant lesquels l’ensemble des débats ont l’occasion de rejaillir hors des espaces traditionnels de dialogues, et notamment du forum, pour être tout à fait saillant.

J’ai choisi de revenir sur cet événement car il met en exergue les limites de la mise en pratique de principes et de règles conçus dans la sphère virtuelle. La faible mobilisation des adhérents « hors ligne », la complexité des procédures, l’accumulation de contradictions ont mené à ce qui semble sonner comme un échec pour l’idéal de transparence et de participation du parti pirate. Lire la suite